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Observatoire océanologique de Banyuls sur mer
Laboratoire Arago

La myéline, le turbo du cerveaupar Bernard ZALC

Vue de face d’un spécimen de placoderme, premier vertébré a avoir acquis une gaine de myéline (spécimen exposé au MNHN, Paris)

C’était il y a environ 425 millions d’années, chez le premier poisson à mâchoire, une gaine isolante s’est patiemment enroulée autour de certaines fibres nerveuses : c’est la gaine de myéline, formidable acquisition de l’évolution. Comme la gaine plastique qui isole les fils électriques, cette membrane qui enveloppe les axones a permis, chez les vertébrés, une prodigieuse accélération de l’influx nerveux. Elle a ainsi ouvert la voie au développement de nos capacités motrices, sensorielles et cognitives. Sans elle, nos pensées, nos mouvements auraient des lenteurs accablantes. Alors, lorsque la myéline est lésée, rien ne va plus : perturbations motrices, sensitives ou cognitives apparaissent et peuvent progresser vers un handicap irréversible, comme dans certaines maladies neurologiques, dont la plus fréquente est la Sclérose en plaques. Mais cette myéline lésée, peut-on la réparer ?

18/12/18

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