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Laboratoire Arago

La malédiction des espèces longévives - 15 mai 2019par Jean-Dominique LEBRETON

Les espèces animales et végétales de plus grande taille sont celles dont les individus vivent le plus longtemps. Elles occupent également les domaines vitaux les plus vastes. En revanche, ce sont celles qui présentent le plus faible taux de reproduction, et qui ont donc le plus de difficultés à maintenir ou rétablir leurs effectifs. En dépit des apparences, la fourmi si facile à écraser est bien moins fragile que l’éléphant face aux perturbations de plus en plus marquées que subit la nature du fait des activités humaines. Je vous propose un tour d’horizon de la biologie de ces espèces dites « longévives », du fonctionnement de leurs populations, et de l’impact des activités humaines sur ce fonctionnement, qui induit une véritable « malédiction des espèces longévives ».

Portrait du conférencier

Jean-Dominique Lebreton, Directeur de Recherches émérite au CNRS, est un spécialiste de démographie animale. Ses travaux sur les modèles de dynamique des populations ont contribué à l’explosion d’études de démographie animale des dernières décennies. Avec son équipe et par diverses collaborations internationales, il a développé de nombreuses applications de telles études à la conservation et la gestion des populations de Vertébrés. Il a été directeur du Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive à Montpellier, de 2006 à 2010. Il est membre de l’Académie des Sciences, et du conseil scientifique de divers organismes impliqués à des titres divers dans la gestion de la biodiversité.

13/05/19

Traductions :