Egalement dans la rubrique
- Un cerveau sur mesure - 18 Mai 2011 à 18h00
- 20 000 molécules sous les mers. 9 Novembre 2011 à 18h00
- Virer de bord. Plaidoyer pour l'homme et la planète - 5 Octobre 2011 à 18h00
- Les ex-votos marins traditionnels - 7 Septembre 2011 à 18h00
- Les origines de la vie. 24 Août 2011 à 18h00
- Printemps dans la vallée des merveilles (Parc du Mercantour). 10 Août 2011 à 18h00
- Le pétrole disparaitra, bon débarras ! 15 Juin 2011 à 18h00
- Comment le porteur de la lanterne d'Aristote peut-il encore nous éclairer ? 11 Mai 2011 à 18h00
Chiffres-clé
chiffres clés
- Effectifs

- Publications
- Logistique
Contact
La sélection sexuelle chez les poissons (2)

Hormis les espèces de pleine eau (sardines, anchois, maquereaux, thons…) dont les géniteurs sont réunis en masse et qui émettent leurs produits sexuels « au hasard », sans constituer des couples définis, la plupart des espèces d’eau douce (truites, saumons, épinoches, bouvières …) et marines côtières (blennies, gobies, labres, mérous…) adoptent des comportements souvent élaborés et complexes lors de la formation de couples « bien assortis ».
Leur préoccupation majeure des géniteurs des deux sexes consiste à chercher à réaliser la « meilleure descendance possible », à la fois quantitative et qualitative, via le choix de « partenaires » offrant des « garanties » en terme de « succès reproductif »…
Les critères de choix (« sélection sexuelle ») des mâles par les femelles et/ou des femelles par les mâles, sont multiples et obéissent à des « exigences » visant, à la fois, à :
1) éviter des « mésalliances » liées à des erreurs d’accouplements en évitant des croisements :
* entre partenaires de même sexe (homosexualité) sans valeur reproductive,
*entre espèces différentes (« croisements hétérospécifiques ») responsables de la production d’hybrides qui portent atteinte à la « pureté génétique » de chaque espèce,
* entre membres d’une même famille (croisements consanguins « incestueux ») inducteurs d’anomalies de développement
Une telle « sélection sexuelle négative » a été traitée ici même en 2010….
2) favoriser des croisements « légitimes » par un choix des géniteurs « de qualité », porteurs de « bons gènes », qui engendreront les meilleurs descendants et seront, à leur tour, « les meilleurs parents » capables d’assurer la pérennité de l’espèce et de la population. C’est la « sélection sexuelle positive » qui est basée sur de multiples critères (taille, couleur, ornement, comportement…) faisant appel à des « signaux » visuels, olfactifs, auditifs, gustatifs et/ou électriques.
Finalement, quels que soient les choix opérés par la majorité des géniteurs et quelles que soient les précautions de « conservatisme » génétique au profit des « meilleurs géniteurs », il existe toujours une grande diversité de comportements sexuels qui favorise des « flux de gènes » entre les populations et assure un renouvellement nécessaire et continu des génomes. De l’intérêt d’une grande « liberté sexuelle » !....
Cette conférence sera présentée par Monsieur Jacques Bruslé, Professeur Emérite à l'Université de Perpignan Via Domitia.



